Evolution du transport ferroviaire dans l’agglomération
 
 

Pour la région de Lyon, les matières dangereuses représentent un trafic de 5,5 millions de tonnes dont 2,8 millions de tonnes de transit soit :
 
 

 

4,5 millions de tonnes transitent par les gares de LYON PERRACHE (25 %) et LYON PART-DIEU (75 %). Elles concernent en majorité l'industrie chimique et pétrolière régionale.
 

La Communauté Urbaine s’est exprimée quant au transport ferroviaire de matières dangereuses : l'accident de Chavanay a mis en évidence qu'il subsistait un certain risque pour les populations voisines des lignes de chemin de fer. Elle souhaite qu'à terme les transports ferrés de matières dangereuses puissent contourner l'agglomération. Diverses combinaisons de trajets ont été étudiées par les collectivités en liaison avec la SNCF.

Voici la teneur des conclusions de l'étude.
(source Agence Marketing Fret Rhône-Alpes/SNCF)

« Le contournement Fret de Lyon est le maillon manquant central d'une ligne existante entre le Nord de la France et Marseille/Fos par Conflans-Jarny, Ambérieu et la rive droite du Rhône sur laquelle les trafic de marchandises sont prédominants et dont l'organisation de circulation et d'entretien peut-être reconfigurée à peu de frais dans un sens plus favorable au transport ferroviaire de fret (trains plus nombreux, plus longs, plus lourds, plus fiables et plus rapides en moyenne).
 La réalisation d'un tel contournement conditionne le développement du trafic fret européen sur les marchés les plus porteurs aussi bien en Nord-Sud qu'en Est-Ouest.
 

Le tracé et les caractéristiques techniques de ce projet, dans sa définition la plus complète, à Bourg en Bresse et Givors sur la ligne de la rive droite du Rhône, réutilisent au maximum les emprises ferroviaires existantes et préservent au mieux les possibilités de liaison avec les zones logistiques actuelles ou potentielles de la région ».
 
 
 

BUT DU PROJET :
 
 

 
 

AVANTAGES OU SYNERGIES D'UN CONTOURNEMENT FERROVIAIRE DE LYON PAR L'EST
 
 

   
Conclusion et recommandations
 

La SNCF investit un peu plus de 2 milliards de francs par an pour la sécurité du transport ferroviaire, avec en plus des actions spécifiques aux matières dangereuses.

Il lui est impossible, compte tenu de la configuration actuelle de son réseau, d'éviter que des matières dangereuses ne traversent le centre de Lyon. Par ailleurs, le coût d'une voie nouvelle est élevé : le coût du contournement est évalué à 6 milliards de francs. C’est R.F.F. (Réseau Ferré de France) qui aura la charge du dossier.

La stratégie actuelle de la SNCF est de gagner en sécurité en investissant sur la sûreté générale de ses transports en attendant la construction du contournement.

De fait, il apparaît que des investissements en voies ferrées se feront à moyen ou long terme autour de Lyon : Il y a à cela des raisons convergentes, dont le concept d'autoroute ferroviaire destiné à prévenir l'engorgement des axes routiers dans la vallée du Rhône. Cette voie neuve pourrait être accessible aux trains de marchandises classiques. L'urgence est réelle.