La qualité de l'air dans l'agglomération lyonnaise est une préoccupation majeure de ses habitants. Des sondages successifs en attestent et révèlent aussi que les épisodes olfactifs qui touchent périodiquement certaines parties du territoire de la communauté urbaine sont ressentis comme une gêne importante.
A titre d'exemple, une enquête d'opinion sur l'environnement réalisée en novembre 2002 pour le compte de la mission écologie du Grand Lyon sur le territoire de la communauté urbaine, montre que la pollution de l'air est la première préoccupation sur l'environnement des habitants de l'agglomération (64 % des préoccupations) et que ce sont les odeurs qui sont ressenties comme une forte gêne (51 %) devant le bruit et les risques industriels. Menée quartier par quartier, cette enquête souligne aussi que ce sont les 7ème et 8ème arrondissements ainsi que la première couronne de l'agglomération qui sont les plus gênés.
Déjà, en novembre 2001, lors du forum du SPIRAL la réactivation de sa commission AIR avait été souhaitée afin de répondre à la principale préoccupation des habitants qui s'était manifestée dans un sondage réalisé un mois après la catastrophe d'AZF et qui plaçait la qualité de l'air comme la première préoccupation loin devant les risques industriels.
Par conséquent, qualité de vie des habitants et image de l'agglomération lyonnaise se trouvent altérés par une qualité de l'air jugée préoccupante et des émissions d'odeurs assimilées à de véritables nuisances.
Un épisode olfactif particulièrement important survenu le 16 mai 2002 a touché une grande partie de l'agglomération, sans que sa source puisse être identifiée, conduisant le Préfet à accélérer la réactivation du SPIRAL AIR et à confier au président de la commission AIR du SPIRAL, M. Michel REPPELIN, vice-président du Grand Lyon en charge de l'environnement, la mission suivante :" proposer des actions visant, d'une part à limiter et prévenir les émissions de polluants (gaz, poussières, odeurs) provenant des activités humaines, et, d'autre part à informer la population sur la problématique de la qualité de l'air en liaison avec COPARLY " , en souhaitant en particulier : "que le groupe engage au plus tôt une réflexion sur la faisabilité d'une étude des sources de nuisances olfactives chroniques ou accidentelles sur l'agglomération lyonnaise et des moyens de prévention appropriés " .